La gemmothérapie pour drainer le foie.

August 30, 2019

 

 

 

 

Parmi les macérats de gemmothérapie habituels, voici les principaux que j’utilise pour les affections au foie, que ce soit le foie organe, ou le foie énergie. Par ailleurs, j’ai mentionné les autres macérats qui ont une action principale ou secondaire sur le foie, pour l’aider à aller mieux.

 

La série « principaux macérats" a pour but de vous aider dans le choix de vos macérats de gemmothérapie. Il s’agit de symptomatique pure. Pour l’approche spirituelle des plantes, merci de vous reporter à d’autres chapitres.

 

Il s’agit de symptomatique « pure », c’est-à-dire directe. Pour aider à aller vers du mieux. Pour « aller vers du mieux », il s’agit de réduire ce qui cause le mal, et aider le corps à se régénérer. Par exemple, pour les problèmes de foie, voir nos colères, nos émotions fortes, notre réactivité, comme des conséquences de croyances à transformer pour soulager notre foie. De même, notre alimentation a une incidence majeure sur le foie. Et le foie ayant une influence sur notre sang, notre système immunitaire, notre système hormonal, il s’agit d’en prendre particulièrement soin. Des retours de naturopathes mentionnent que la gemmothérapie axée sur le foie, associée à une alimentation adaptée (régime dissocié par exemple), et de la créativité, a permis de résoudre de nombreux problèmes de thyroïde ou de dérèglements hormonaux.

 

Le foie est aussi relié aux yeux en énergétique orientale. Travaillez sur vos yeux et vous travaillez sur vos émotions et votre foie. Un foie fatigué ou régénéré a aussi une incidence sur la vue.

 

La respiration est aussi reliée au foie dans l'énergétique orientale, avec l'axe poumons/foie. Respirez, équilibrez...

 

Ces indications sont issues d’expériences personnelles, de témoignages reçus, et de synthèses bibliographiques diverses (française et internationale).

 

 

Erable champêtre (acer campestre, bourgeons)

 

Caractère plutôt « harmonisant, régénérant ».

 

La fameuse « crise de foie » est en fait une crise au niveau de la vésicule biliaire, qui a du mal à gérer des excès (graisses, sucres, alcool…). Le macérat d’érable champêtre aide dans tous les dysfonctionnements de la vésicule biliaire (organe et énergie).

La vésicule biliaire participe au bon fonctionnement du foie et a une action sur le cholestérol et le taux de sucre dans le sang (glycémie).

Le macérat d’érable champêtre est le macérat souverain de la vésicule biliaire, qu’il régénère.

Il aide le corps à limiter les calculs biliaires, à évacuer les boues biliaires (en fait lorsque la bile est chargée en cholestérol) et à redonner de l’énergie pour le bon fonctionnement de la vésicule. C’est un macérat à utiliser tant en curatif qu’en préventif pour entretenir l’organisme. Faire une cure d’érable champêtre assurera un bien être spécifique à la sphère foie/vésicule bilaire.

L’érable fait partie des macérats utilisés lors d’hépatites C, de zona ou de sida.

L’érable champêtre est donc utilisé en macérat sur les affections aigues, chroniques, et aussi en entretien et préventif.

 

Parallèlement, l’érable champêtre est utilisé pour le diabète floride, il a une influence légère sur le cholestérol (on l’associe ou on lui préfère l’olivier), et il a une action calmante sur les inflammations des nerfs périphériques (il est utilisé par exemple pour le zona). Comme il agit sur la sphère hépato biliaire, il a une action sur la sphère émotionnelle, en harmonisant ou en calmant.

 

Pas de toxicité ou d’effets indésirables signalés.

 

 

 

Romarin (rosmarinus officinalis, jeunes pousses)

 

Caractère plutôt « régénérant et dynamisant »

 

Le macérat de romarin est réputé comme le macérat du foie. C’est effectivement un macérat majeur pour le foie, mais je l’utilise surtout si le foie et plus généralement l’organisme a besoin d’énergie. Pour moi, le romarin en macérat est un tonique (plus tonique que les autres macérats du foie, et plus tonique que les tisanes au romarin).

Lorsqu’il correspond bien au tempérament hépatique concerné, il aide à tous les niveaux du foie (intoxication, calculs, fatigue de l’organe, fonctions cellulaires du foie, etc).

Il est particulièrement recommandé aux personnes qui manquent d’énergie au niveau du foie. Le foie paresseux ou engorgé induit parfois une attitude fatiguée, un manque d’énergie. Le romarin est alors indiqué pour redonner de l’énergie au foie pour qu’il fonctionne au mieux (et cela a donc une incidence sur la qualité de notre sang, de notre humeur…). Par exemple, une personne qui sort d’hospitalisation, avec fatigue, excès médicamenteux dans le corps, fatigue… trouvera dans le romarin un allié précieux.

Le romarin correspond au tempérament qui a besoin d’énergie, alors que son homologue le genévrier correspond mieux aux tempéraments qui ont une énergie déjà tonique (le genévrier a tendance à faire baisser l’énergie, pour les personnes en « excès » sur le foie).

 

De même, il est recommandé quand la baisse d’énergie joue sur la gestion du système immunitaire (allergies).

Le romarin est une plante solaire (chaleur et lumière).

Le macérat de romarin est donc utilisé en phases aiguës, chroniques, en préventif, et en cures de jouvence de l’organisme.

 

Parallèlement, le macérat de romarin a une action stimulante sur les surrénales, induisant tonicité, tant au niveau du système immunitaire que sur le tonus général (il est considéré comme « euphorisant » et comme stimulant de la libido, lorsque cela semble nécessaire – le macérat agit là où sont nos faiblesses, et pas au delà).

Son côté tonique peut gêner le sommeil si les personnes sont sensibles. Il est alors possible de ne pas l’utiliser après 14h, ou de réduire le nombre de gouttes, ou de le diluer.

 

Comme tous les arbustes, le romarin a une « force » qui m’incite à ne pas l’utiliser sur de longues périodes (je ne vais généralement pas au-delà de 2 mois).

Le macérat de romarin a une action sur la sphère digestive, en favorisant la régénération de la muqueuse gastrique et intestinale. A ce titre, il est utilisé dans le cas de colites, ballonnements, cancer de l’estomac, et dans le syndrome de l’intestin perméable (où on l’associe au myrtillier et au prunellier).

Pitera di Clima et Nicoletti mentionnent que ce macérat « s’étend aussi à l’équilibre ionique et minéral de tout organisme et trouve une indication en cas de décalcification ».

 

Le foie ayant une action hormonale flagrante (comme mentionné en médecine traditionnelle chinoise par exemple), il est utilisé pour des problèmes hypothyroïdie ou de certains dérèglements du cycle menstruel.

 

Dans la tradition occidentale, le romarin était utilisé comme « encens ». Son nom en anglais est « rosemary », la rose de Marie… étrange nom pour une plante dont les fleurs discrètes ne sont ni roses, ni de forme d’une rose…

 

Le romarin est une plante de transformation, de passage d’une énergie à une autre et apprendre à utiliser le romarin, se pacifier avec son « esprit » nous amène à discuter avec des forces solaires (de façon plus douce qu’avec le thym qui est hyper solaire).

Le romarin aime aussi regarder la mer et les océans, on le retrouve accueillant les embruns marins sur les zones côtières.

 

Pas de toxicité ou d’effets indésirables signalés.

 

 

 

Genévrier (juniperus communis, jeunes pousses)

 

Caractère plutôt « draineur et efficace »

 

Le macérat de genévrier pourrait être présenté comme l’autre versant du romarin. Là où le romarin concerne particulièrement le foie en manque d’énergie, le genévrier est plus concerné par le tempérament hépatique en excès (d’énergie ou engorgé d’éléments extérieurs, aliments gras, médicaments…, « empêtré »). Il fait descendre l’énergie du foie.

Le genévrier est souverain pour les intoxications médicamenteuses dont le foie n’arrive pas à se dépêtrer. Il est donc utilisé souvent pour les excès médicamenteux de suites d’hospitalisation ou de traitement chimique « lourd » (comme chimiothérapie, anesthésie générale…).

Le genévrier est donc utilisé préférentiellement pour des phases aigues (douloureuses ou pas).

 

Parallèlement, le genévrier agit sur les reins, qu’il « traverse ». Schématiquement, on pourrait qualifier le genévrier de « drainant » (du foie et des reins). Il a donc une influence sur l’évacuation des « déchets » de l’organisme (déchets d’intoxications par exemple).

 

La force solaire du genévrier est plus « intériorisée » que celle du romarin. Là où me romarin exhale de parfums, le genévrier concentre les principes solaires dans les rameaux, les feuilles et les baies. Attention à ne pas approcher de flamme vers un rameau de genévrier, même vert. Il s’embrase.

 

Son bois est dur, presque sec. Il peut aller jusqu’à se momifier en quelque sorte avec de très vieux genévriers qui se pétrifient, se fossilisent.

 

Les baies gardent un principe feu qu’elles apprivoisent. D’un vert originel elles se teintent de violet sombre (presque noir). C’est quand elles ont consumé la couleur, qu’elles spiritualisent le vert en violet par des forces de lumière, qu’elles sont mûres pour être cueillies et utilisées. Ce processus se fait sur plusieurs années. Elles calment ensuite le « feu digestif » en aidant à spiritualiser les forces de aliments dans les intestins. Pour extraire l’huile de cade (un genévrier méditerranéen), la tradition veut que l’on carbonise le bois avant de le distiller. De même, la sciure est carbonisée sur des braises ou charbons pour libérer son arôme (bois de cade).

 

Le genévrier est avant tout un arbre de lumière. Sur les reliefs, il monte vers la lumière, même si les brouillards ou la neige sont présents ou si la chaleur manque en certains moments (sommets de montagnes). Il peut vivre en milieu chaud ou plus frais, tant que le lumière est présente (et de longs moments de sec). C’est un arbre de lumière.

 

Dans son aspect solaire, il se situe entre le romarin et le pin, qui tous deux embaument et rayonnent (le pin est particulièrement exubérant). Le genévrier reste plus discret. Petit arbre ou grand buisson, il est entre les deux classes de plantes.

L’huile essentielle de genévrier est une invitation au voyage. Elle est « verte » dans son parfum (et issue de rameaux verts).

La cueillette des rameaux jeunes, verts et tendres pour la gemmothérapie est chargée de douceur. Autant les feuilles du genévrier sont dures et piquantes quand elles sont formées, autant les jeunes pousses sont tendres et délicates.

 

Le genévrier n’est généralement pas utilisé sur de longues périodes (4 à 6 semaines maxi). Pouvant provoquer des contractions utérines, il est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes.

 

Il est considéré dépourvu de toxicité aux doses habituelles et sur de courtes périodes (moins de 6 semaines consécutives). Les principes « agressifs » que l’on retrouve dans les organes aboutis (baies, feuilles, rameaux) et que l’on trouve dans les formes médicinales traditionnelles (alcoolatures, huile essentielle, etc) ne semblent pas s’appliquer aux jeune pousses. On retrouve un des grands principe de la gemmothérapie où les jeunes pousses et bourgeons ne contiennent pas les principes agressifs des organes aboutis, mais possèdent les vertus médicinales et de façon plus dynamique (et moins toxique).

 

 

 

Charme (carpinus betulus, bourgeons)

 

Caractère plutôt « régénérant stable et tonique »

 

Le charme est un bourgeon qui a une incidence intéressante sur le foie, en travaillant sur le sang, qu’il nettoie. Comme le foie est l’organe qui régénère le sang du corps, le charme est un allié précieux.

Il agit sur la qualité et la quantité des plaquettes. On le retrouve donc en complément de traitements de chimiothérapie afin de limiter les effets secondaires. Quand le sang est « affecté », le charme apporte une aide.

Le charme est un macérat des phases aigues (surtout allergies et problèmes ORL), et il peut aussi être utilisé pour rétablir un terrain dégradé et fragilisé (chronique).

 

L’action sur le sang se retrouve au niveau de la moelle osseuse (toujours sur la quantité et la qualité des plaquettes sanguines).

Parallèlement, le charme a une action sur les affections ORL, que ce soient des allergies, des affections aigues (bien qu’en général on lui préfère l’association romarin-cassis-viorne lantane). Il est un remède tout en un. Il agit sur le sang, le foie, les voies aériennes (sinus, trachée, bronches). Son action sur les surrénales lui permet par ailleurs d’agir sur la vitalité, en dynamisant l’organisme. On le choisit donc dans les cas de fatigues, d’épuisement, suite à une hospitalisation ou une longue maladie, et lors de baisse des défenses immunitaires (le chêne a aussi une action similaire).

 

Pas de toxicité ou d’effets indésirables signalés, il est cependant préconisé de ne pas y avoir recours sur de longues périodes (4 à 6 semaines maximum).

 

 

Noisetier (corylus avelana, bourgeons)

 

Caractère plutôt « régénérant doux et constant, réparateur »

 

Le macérat de noisetier est plutôt un bourgeon d’affections chroniques. Il a une fonction de cicatrisation et de régénération. Sur le foie, il est ajouté à d’autres bourgeons cités plus haut pour compléter leur action avec sa douceur et son effet cicatrisant (un peu comme une baguette magique). Le macérat de noisetier est un baume pour les organes internes. Il régénère les tissus abîmés, il cicatrise. Pour le foie, il aide à régénérer les tissus qui ont souffert (nous maltraitons bien souvent notre foie par nos émotions, notre alimentation…). C’est un bourgeon réparateur.

 

Parallèlement, le bourgeon de noisetier en macérat est une aide précieuse pour les problèmes respiratoires, et il est majeur pour les emphysèmes humains et animaux. C’est le remède des chevaux qui reviennent au foin en automne après une saison au pré et à l’herbe.

 

Le macérat de bourgeon de noisetier agit aussi favorablement sur la moelle osseuse et le sang « encrassé ». Il répare… Ce qui se sclérose, ce qui se recroqueville, ce qui se cristallise, il répare et rénove.

 

C’est un bourgeon d’entretien et de réparation de terrains abimés. Il fait partie des macérat de jouvence et il est à utiliser dans les cures d’entretien et de prévention de la santé.

 

Le macérat de chatons frais a une action ciblée dans le cadre de choix d’amaigrissement. Il a un effet amaigrissant et favorise la chaleur (sudorifique).

 

Pas de toxicité ou d’effets indésirables signalés.

 

 

 

Figuier (ficus carica, bourgeons)

 

 

Étrange de mettre le figuier dans cette liste, et comme bourgeon principal pour le foie. En fait, c’est le seul bourgeon de la liste à ne pas avoir d’action directe sur le foie, mais je le préconise pour tout désordre du foie (comme la maladie de Lyme, cancer, etc). Pas uniquement parce que le foie peut être intoxiqué, mais parce que le figuier est une telle aide pour dénouer nos conflits intérieurs, nos colères, nos croyances négatives et nos jugements…Il agit sur nos schémas de peur et de contrôle. La vibration de ce macérat est si bienfaisante que l’apaisement est un vrai baume pour notre sphère émotionnelle. Et comme la colère est en lien étroit avec l’organe foie et l’énergie foie (« hépatique », « hypersensible », « éponge »…) et bien le figuier est incontournable pour nous aider à ménager nos émotions et notre foie, pour éviter de le faire souffrir.

 

Pas de toxicité ou d’effets indésirables signalés.

 

 

 

 

 

 

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